Pétition pour la réouverture du canyon de Bras Rouge à Cilaos

Une pétition a été lancée par le collectif des canyoneurs en colère et peut être signée à la boutik Ric à Ric de St gilles, chez Run évasion à Cilaos. Tout ceux qui souhaitent la réouverture du canyon sont les bienvenus dans cette action. A vos signatures !

Vous pouvez aussi signer la Cyberpétition ci-dessous qui sera remise à la prefecture fin octobre lors d'une réunion.
Faites circuler l'info autour de vous.

 


Canyoneurs et grimpeurs en colère Préfecture de la Réunion
Pratiquants, Associations Monsieur le Préfet
Professionnels, Syndicat


St Gilles le 25 Août 2003


Objet : Arrêté d'interdiction de pratique du canyoning dans le canyon de Bras rouge et d'escalade sur le Piton de sucre à Cilaos.

Monsieur le Préfet,

Le 4 février 2002, vous avez pris par l'arrêté N°1014 la décision d'interdire la pratique du canyoning et l'accès au canyon de Bras rouge supérieur et inférieur ainsi que l'escalade aux falaises de Bras rouge et du Piton de sucre.

Les professionnels de l'activité favorables au principe de précaution n'ont pas réagi, persuadés du caractère provisoire de cet interdiction.

Nous sommes aujourd'hui le 25 Août 2003 et l'arrêté 1014 est toujours en vigueur. Pourtant " une interdiction ne peut être ni générale, ni absolue, elle doit impérativement être circonscrite dans le temps et dans l'espace " (cf : Guide juridique du canyonisme et des sports de nature - Edisud - Fédération Française de Spéléologie).

Dans le temps on en est loin ! Dans l'espace également.

Nous sommes en droit de nous interroger aujourd'hui sur les justifications de cette interdiction ainsi que l'amalgame qui est fait entre un accident de randonnée et la pratique de l'escalade et du canyon.
Les risques de chutes de pierres concernent toute l'île, principalement après de fortes pluies nous en convenons, cela n'entraîne pas pour autant une interdiction de circuler de la population. Les routes de Cilaos ou du littoral sont-elles interdites pendant plus d'un an après éboulements ? !

Plusieurs courriers, émanant des acteurs de la filière canyon vous sont parvenus au mois de juin 2002 (SYPRAL, maison du tourisme de Cilaos, Ric à Ric), tous sont restés sans réponse ! plusieurs entretiens téléphoniques auprès de responsables de vos services ont eu lieu, sans qu'aujourd'hui le problème soit résolu.

Les conséquences de ce dysfonctionnement sont multiples : les entreprises de plein air se retrouvent privées d'un des fleurons du cirque de Cilaos, alors que le risque immédiat a depuis longtemps disparu.
Certains canyons sur le cirque de Cilaos sont du fait sur-fréquentés et saturés.
Les retombées économiques sur les sociétés basées sur le cirque de Cilaos sont fortement en baisse du fait du déplacement de l'activité canyon vers l'Est de l'île.
L'activité canyon sur le cirque étant fortement handicapé, nombre de gens flirtent avec l'interdit et se mettent hors la loi car les autorités compétentes n'ont pas réglé ce simple problème administratif en temps et en heure.
En effet, les personnes compétentes et de référence dans la gestion des risques liés aux activités de pleine nature, professionnels et fédérations concernées, savent toutes que le danger à l'origine de l'arrêté 1014 était de fait caduque dés le début de la saison d'hiver 2002. Le parcours était donc fréquenté ponctuellement par des initiés, persuadés qu'ils ne faisaient qu'anticiper une fin d'arrêté qui n'avait plus lieu d'être depuis longtemps.

Après 17 mois d'interdiction, la filière canyon/escalade très impliquée dans le secteur touristique du cirque, est à bout et demande la levée de cet arrêté au plus vite. Notamment avant le 7 octobre 2003, date à laquelle deux pratiquants qui ont été dénoncé doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de St Pierre pour répondre de 'la mise en danger de la vie d'autrui' alors qu'ils n'ont en rien transgressé les 'règles de l'art' liées à la pratique de l'activité, seulement subi un acte de délation.

Nous espérons que cet ultime courrier déclenchera une action concrète de votre part.

Nous vous renouvelons notre souhait de participer par l'intermédiaire du SYPRAL, à toutes réflexions et analyses des risques en rapport avec la pratique des activités de pleine nature.

Vous souhaitant bonne réception de la présente, nous vous prions de recevoir Monsieur le Préfet, nos respectueuses salutations.

Les signataires

Le collectif des canyoneurs et grimpeurs en colère.

Oui, je souhaite envoyer la cyberpétition à Monsieur le préfet de l'île de la Réunion en remplissant le formulaire ci-après.

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