Bras Magazin à la journée !!!!

Le 5/12/01 Domi, Roussel et Mric réalisent la premiére de Bras Magazin à la journée. Départ de la marche d'approche 5H ; attaque du premier rappel 7 H ; 15 H fin du canyon attaque de la marche de remontée ; 17 H à la route après les 1249 marches du barrage de Taka 4 OUF !!!


ATTENTION LE PARCOURS A LA JOURNEE EST RESERVE A UNE PETITE EQUIPE TRES BIEN RODEE !!!

Le Trou de Fer à la demi-journée c'est possible !!!!

Vous pouvez visualiser la vidéo de David en cliquant ici

La saut de falaise, vous connaissez ? Le “base jump” pour les initiés. Une discipline
sportive plutôt intense question sensations, et qui consiste à se jeter dans le vide du haut d’une falaise, à se transformer en oiseau pendant 4 secondes, et à effectuer un atterrissage en douceur sur un espace forcément limité. Lundi, trois parachutistes confirmés ont réussi la performance de réaliser un saut de base jump dans le Trou de fer, à Salazie.

L’arrivée va être délicate. Un petit plateau verdoyant de cinq mètres sur cinq, entouré par des falaises et d’énormes galets. Il s’agit de ne pas se louper. Mais ça fait partie des risques… Comme à l’ouverture du parachute, quand la voile s’inverse et plaque le chuteur contre la falaise. Ou comme lorsqu’une rafale de vent tourbillonnant s’engouffre dans le parachute et le dévie de sa trajectoire. Et sur ce site salazien, il faudra être particulièrement attentif à ne pas se faire prendre par le souffle de la chute d’eau toute proche. Alors pas question d’inconscience dans cette affaire. Tout est minutieusement préparé et calculé. “Nous ne sommes pas des trompe-la-mort”, affirme Loïc Jean Albert. “On ne défie rien ni personne. Si on pouvait réduire le risque à zéro, on le ferait. On est là avant tout pour se faire plaisir”.

Expédition canyon incontournable

Debout sur le troisième cassé du Trou de fer, les pieds au bord du gouffre, avec 200 à 220 mètres d’à-pic vertigineux comme seul horizon, Loïc n’a pas d’état d’âme particulier. Il est juste concentré, calculant chaque détail, anticipant son saut et se remémorant chaque étape. Raph et Val, ses deux compagnons de saut, viennent de s’élancer et de rejoindre le sol avec succès. C’est donc son tour, et sans plus de tergiversations, il se jette dans le vide, dopé par une brutale sensation d’accélération. Quatre secondes de chute libre. C’est peu et beaucoup à la fois. Assez en tout cas pour en prendre plein la vue et plein les tripes. Assez pour profiterd’un moment de bonheur bref, mais tellement intense. Même pour un professionnel, parachutiste confirmé, et largement rodé à cette technique extrême du “base jump”, le saut de falaise.
L’opération, initiée par Loïc Jean Albert, était en gestation depuis trois ans. Mais jusqu’à ce mois d’octobre, impossible de la réaliser, les conditions techniques et climatiques n’étant jamais réunies. Voilà qu’Émeric Beaucheron, canyoniste professionnel, se met de la partie, séduit par l’idée “d’éclate” de Loïc. Le garçon est aguerri au terrain réunionnais, et a rééquipé le Trou de fer en lignes directes et franches depuis longtemps. L’ouverture est enfin là. Car l’accès au Trou de fer ne peut se faire que par l’intermédiaire d’une expédition en canyon. Les chuteurs en sont conscients et déjà amateurs d’escalade, ils sont prêts à tenter l’expérience. C’est donc le responsable de Ric-à-Ric qui monte l’expédition et guidera la petite troupe (David, cameraman, Roussel, assistant canyon et Mathieu, canyoniste et médecin) et les trois fondus de base jump jusqu’à leur point de départ, le troisième cassé de la falaise du Trou de fer. Pas facile de trouver une verticale adéquate à la Réunion, mais celle-là, Loïc l’a rapidement jaugée : c’est la bonne. Plus de 200 mètres de tombant et un petit plateau de bivouac pour le posé, une des phases les plus délicates du saut. Avec une porte de sortie dans l’eau toute proche, au cas où. Sur site à 7 h du matin lundi, ils leur faudra environ trois heures de descente en rappel pour atteindre le promontoire duquel il se précipiteront dans le vide (localisé lors d’un repérage grandeur nature en début de mois). Le temps que les filmeurs prennent position et que le reste de l’équipe se mette en place à la réception, les trois parachutistes se concentrent. Puis s’élancent dans le vide, un après l’autre.
Impressionnant. Hallucinant. Même pour ceux qui sont restés en bas, et qui observent les chuteurs le cœur battant. Ou encore, pour le cameraman placé à flanc de paroi, qui entend passer les chuteurs dans un grand “vlooouff !”. Les parachutes monovoiles, conçus spécialement pour ce type de pratique, se sont ouverts au dernier moment. C’était prévu. Et tout s’est bien passé. Ils ont réalisé une première, le savent, mais n’en tirent pas de gloire particulière. Juste un gros, gros, plaisir qui leur colle un sourire radieux sur le visage.

Valérie Koch / A.D. (source Le Journal de l'île (c) www.clicanoo.com Le portail Océan Indien)

 

Réequipement de Bras Magazin.

" Suite à une sortie devenue par necessité une expé équipement (novembre 2001) Bras Magazin est maintenant un canyon digne de Taka 1 et du Trou de Fer. (53 point posés sur spits bolt et plaquettes inox artisanales).
Les rares à avoir fait cette course précédemment et qui en étaient sortis dégôutés (j'en connait), peuvent y retourner : ce n'est plus le même canyon. Les lignes sont franches, directes, proches de l'actif et présentent un minimum de frottements. Les cordes de 8 et 9mm sont donc ici les bienvenues." Extrait du topo RIC A RIC Pratique.

Temps de parcours : 2 jours. Plus grande verticale : 96 m

 

Ouverture de "Bras Rouge les Hauts" 1700 m de dénivelé !!!!

 

Emeric Beaucheron, Yohan, 15 ans, et Eddie Berthurel sont sortis jeudi après-midi du canyon du Bras Rouge qu’ils ont descendu pour la première fois depuis le piton des Neiges. Un dénivelé de 1 700 m désormais entièrement équipé et que les membres de l’expédition ont décidé de baptiser “Bras Rouge les Hauts”.

Merci à Alain des "Passagers du Vents" pour les reconnaissances ULM.
www.ulm-reunion.com

Cette descente, Emeric Beaucheron en rêvait depuis deux ans. Spéléologue à l’origine, formé depuis à toutes les techniques de la montagne, il s’est installé à la Réunion il y a cinq-six ans fondant l’entreprise Ric à Ric, spécialisée dans la pratique du canyoning. “Avant de lancer l’expédition, explique-t-il, j’ai effectué quatre sorties préparatoires dont un survol en ULM”. Le rond du Bras Rouge est coupé pratiquement en son milieu par une arête. “A gauche en regardant vers Cilaos, poursuit Emeric, ça à l’air assez pourri. Nous avons donc choisi de descendre à droite.”
Mardi matin à 8h, l’expédition quitte Cilaos. Outre Emeric Beaucheron, elle se compose de Dominique Durand, Yohan, le plus jeune (17 ans), et Eddie Berthurel. Chacun porte 31 kg de matériel. Au passage du gîte de la caverne Dufour, les provisions d’eau sont complétées. “Nous avons atteint le camp de base, après avoir longé l’arête depuis le sommet du piton des Neiges, à 21h.” C’est au cours de cette marche d’approche que Dominique Durand s’est fait écraser le doigt par une pierre et a dû être hélitreuillé avec le concours du PGHM. “Cela peut arriver, indique Emeric. Cela fait partie des risques. Nous nous sommes partagés la charge et nous sommes repartis avec chacun 40 à 45 kg.” “Le plaisir du partage avec les autres”
Au petit matin mercredi, après une nuit glaciale, l’expédition réduite à trois membres attaque un cassé de 400 m pour atteindre le fond de la combe. “Nous avions quatre cordes de 100 m et une de 60 m, explique Emeric. Tout le matériel a été doublé. Nous avions emporté deux perforeuses pour mettre les ancrages, dix kilos d’accus. Il nous a fallu huit longueurs de 95 m pour rejoindre le fond. La paroi a été entièrement équipée de 40 relais. La descente nous a demandé quatre heures et nous a exposé en permanence au risque de chutes de pierres”. Au fond de la combe, l’expédition trouve de l’eau, mais elle n’est pas au bout de ses peines. “Nous avons progressé quatre heures de nuit au milieu de blocs avec la nécessité de poser souvent des rappels. Nous avons alors décidé d’installer le second bivouac. Nous sommes repartis très tôt jeudi matin et à 10h nous faisions la jonction avec “Bras Rouge supérieur” et à 17h nous étions au pont sur la route de Cilaos à Ilet-à-Cordes”.
Emeric Beaucheron va rapidement publier les topos de l’expédition. “J’espère que ce sera refait, indique-t-il. Il y a du plaisir dans la pratique, mais il y en a tout autant dans le partage avec les autres”. Hier après-midi, Emeric faisant le bilan de cette descente exceptionnelle confiait: “Bien sûr c’est fatigant, éprouvant, mais c’est une fatigue saine qui permet de faire le ménage dans sa tête. Dans la descente, il nous est arrivé plusieurs fois de nous arrêter uniquement pour admirer le paysage fabuleux que nous avions autour de nous. Nous avons bénéficié d’excellentes conditions météorologiques.” Mais, il faudra sans doute quelques années avant qu’elle ne s'inscrive dans les classiques des descentes en canyon. “Elle n’est pour l’instant accessible qu’à des gens très techniques, souligne Emeric. C’est un véritable terrain d’aventure avec une durée d’expédition de trois à quatre jours même maintenant qu’elle est équipée.. Plus tard, à force de pratique il sera sans doute plus facilement accessible. Cette ligne devra connaître une évolution semblable à celle du Trou de Fer que nous arrivons maintenant à faire dans la journée avec des pratiquants d’un bon niveau. La descente que nous avons faite s’inscrit tout à fait dans la lignée du milieu canyon Réunion reconnu comme un spot mondial”.

Alain Dupuis

(source Le Journal de l'île (c) www.clicanoo.com Le portail Océan Indien)

 

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